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À 47 ans, Marie-Claire Renaud prépare un CAP en pâtisserie. Une nouvelle chance, une seconde vie.
Le chapiteau régional de l'emploi, « planté » hier sous le hall Mendès-France, a traduit, bien sûr, les inquiétudes de jeunes mais aussi d'adultes dont l'horizon professionnel s'obscurcit avec la crise. Axée sur l'information et l'orientation, la manifestation a livré, aussi, des témoignages porteurs d'espoir. Même dans un contexte économique difficile, des personnes tentent de rebondir après un licenciement ou une longue période sans emploi.
Aide-comptable pendant dix ans en région parisienne, Marie-Claire Renaud avait, ainsi, abandonné son métier afin d'élever ses quatre enfants. « Avec un mari cheminot conducteur de trains et donc souvent absent, je n'ai pas eu vraiment le choix », raconte cette mère de famille domiciliée à Vénérand.
Les enfants de Marie-Claire ont grandi et son époux a pris, jeune, sa retraite. Attachée à son autonomie, cette femme de 47 ans a cherché, depuis plus de deux ans, à retrouver une activité. « À l'ANPE (1), on n'a pas très bien compris ma démarche, en raison de mon âge ! » confie-t-elle.
Retour à l'école
De fait, celle-ci a voulu retrouver un emploi dans le secteur qu'elle connaissait, la comptabilité. En vain. Son âge justement, sa longue inactivité professionnelle ont joué contre elle. Dès lors, Marie-Claire a imaginé une reconversion. Aimant la cuisine et la pâtisserie, elle a donc décidé de s'orienter dans cette voie.
Avec détermination, et un courage certain, elle est retournée à l'école. Plus exactement, elle s'est inscrite au Centre de formation des apprentis de la Chambre de métiers afin de passer, en un an, son CAP (2) en pâtisserie.
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(1) L'Agence nationale pour l'emploi est devenue, depuis, le Pôle emploi, après sa fusion avec les Assedic. (2) CAP : certificat d'aptitude professionnelle.
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