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À Bellavista, le quartier branché de Santiago du Chili, vient de s’ouvrir le premier boutique-hôtel de luxe de la ville. Conçu dans un ancien manoir de style colonial espagnol, The Aubrey concilie luxe et modernité grâce à un décor intérieur soigné et percutant, mais c’est aussi une incroyable aventure pour son propriétaire, un entrepreneur anglais.
Au pied de la colline Cerro San Cristóbal, à Santiago du Chili, le quartier Bellavista a pris dans les années 1990 le visage d’un arrondissement à la mode pour les échappées culturelles et les loisirs. Du matin jusqu’au soir, les Santiaguinos et les amateurs du patrimoine culturel chilien courent vers les commerces, les expositions d’art ou les restaurants typés qui proposent une cuisine cosmopolite. Et, à la nuit tombée, Bellavista devient le lieu de rassemblement de la jeunesse branchée. Il fait bon se perdre le long de ses ruelles aux maisons colorées et éclectiques, parsemées de demeures bourgeoises. Des maisons de caractère qui témoignent du passé aristocratique du quartier.
Sise, à proximité du parc de 400 hectares de Cerro San Cristóbal, poumon vert de la métropole, Bellavista était autrefois prisé pour offrir des espaces de tranquillité et de charme bourgeois, bien à l’écart de la ville grouillante. En 2006, alors qu’il était venu rendre visite à quelques membres de sa famille immigrés au Chili depuis la Seconde Guerre mondiale et qu’il visitait oisivement ce quartier dynamique de Santiago du Chili, Marc Cigana, un entrepreneur britannique d’origine australienne, s’est retrouvé face à l’un de ces symboles de l’époque dorée de Bellavista : un manoir en ruine de style colonial espagnol de la fin des années 1920, planté au milieu d’un jardin abandonné. Coup de foudre !
Inoccupé pendant quinze ans, le domaine comptait pour unique gardien l’ancienne nurse de la famille. Deux semaines seulement après cette découverte inattendue, Marc Cigana finalisait la transaction de cette demeure d’exception, bien que délabrée. Il se souvient d’avoir signé la promesse de vente alors qu’il était sur le chemin de l’aéroport pour repartir sur Londres. « Je n’avais aucune idée de ce que j’allais faire de ce manoir, d’autant qu’il n’était pas du tout dans mon intention de vivre au Chili. Je ne parlais même pas l’espagnol ! Ce dont j’étais sûr, c’est que je possédais là quelque chose de spécial. »...Philippe Adam
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