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L’exposition présentée actuellement à la Foire de Paris tient la promesse de son titre. Les 19 projets développés par les étudiants d’écoles de design françaises explorent toutes les problématiques contemporaines liées à cet espace domestique pour proposer des solutions aussi innovantes que séduisantes.
S’il fallait donner une consigne de visite pour découvrir l’exposition « Cuisines en ébullition », ce serait de se promener au préalable dans les allées du Pavillon 1. Là sont exposés les derniers équipements commercialisés par les principaux fabricants de cuisine. Le contraste est saisissant : côte Foire, des solutions qui semblent figées dans des conventions déjà anciennes, s’articulant presque invariablement autour du même schéma : une superposition de meubles de rangements fixés aux murs, entourant un plan de travail. Côté exposition en revanche, des modèles franchement surprenants, résultat d’un travail prospectif sur ce que pourrait être la cuisine de demain.
A l’origine de cette initiative, un programme de recherche lancé en octobre 2007 par le VIA, l'UNIFA et l'Institut technologique FCBA. Un appel à projets auprès d’écoles de design françaises a conduit à la sélection des 19 propositions d’étudiants qui, épaulés par des industriels, ont donné naissance aux prototypes que l’on découvre aujourd’hui. Ceux-ci se répartissent en 7 thèmes, en fonction des problématiques auxquelles ils s’efforcent de répondre. En réalité, cette répartition paraît rapidement artificielle tant on sent dans certains projets une volonté de remettre en cause l’ensemble des postulats actuels et de s’attaquer frontalement à toutes les dynamiques qui sont en train de refaçonner la cuisine domestique : multiplication des modes alimentaires, prise en compte de la diversité des utilisateurs et de leur mode de vie, intégration de nouveaux matériaux, etc.
L’exposition, extrêmement dense en termes de réflexion, prend justement toute sa mesure lorsqu’on s’affranchit de son organisation thématique pour la soumettre à une lecture plus transversale. C’est alors qu’apparaissent les dénominateurs communs qui permettent d’imaginer à quoi ressemblera, dans les prochaines années, cette pièce centrale de l’habitat qui est aussi, comme le rappelle le catalogue, la plus technologique de la maison, donc celle soumise au plus grand nombre d’influences.
Première observation : la cuisine cesse d’être un ensemble de meubles statiques pour devenir un espace à géométrie variable. La « Cuisine paysages » s’ouvre et se ferme pour s’adapter aux activités et au nombre de ses utilisateurs. L’évier multifonctionnel de la « Cuisine génétiquement modifiée » se règle en hauteur et peut se transformer en table grâce à son système d’accroche de plateaux-repas. Le « Social Hub » s’articule autour d’un ilot central sur lequel viennent se greffer jusqu’à quatre meubles satellites, et autant d’activités « non-culinaires ».
Lire tout l'article de Christophe Salet
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